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Entretien avec Marie-Christine Lasnier,

Yves Saint Laurent, musée du Petit Palais par Marie-Christine Lasnier

présidente de l’Association Francophone d’Accès à la Culture (A.F.A.C.).

mercredi 14 juillet 2010, par Marie-Christine Lasnier

Introduction.

Entretien avec Marie-Christine Lasnier, présidente de l’Association Francophone d’Accès à la Culture (A.F.A.C.).

Un vêtement a-t-il une valeur culturelle ?

Un vêtement est fait pour être porté, quoi qu’on en pense. Sa finalité est d’habiller. Peut-il être « inhabité » ? La muséification en train de s’opérer résistera-t-elle à l’épreuve du temps ? Nul ne le sait.

Graphisme : Christophe Scherler

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Modeles-Yves-Saint-Laurent-au-Petit-Palais Dans une exposition savamment orchestrée, encensée par toute la presse, la magie opère, cependant. Yves Saint Laurent s’expose au Petit Palais du 11 mars au 29 août 2010. Sur cette photographie, les mannequins sont assis comme les clientes lors d’un défilé de mode. Le spectateur s’avance le long de l’allée centrale. Etrange retournement des choses.

Le Petit Palais est un musée parisien, et donc une institution de mémoire, à dimension conservatrice. Est-ce à dire que les créations d’Yves Saint Laurent font partie du patrimoine français ? Seul le verdict du temps sera juge. Le couturier français est mort en 2008.

« Français »… le rayonnement de la Haute Couture de par le monde, le goût français. Une élégance tempérée, mesurée, si bien que lorsque nous traçons une courbe, il nous faut placer une contre-courbe en contrepoint. Nous avons créé le rocaille au 18ème siècle ; les autres pays européens ont eu le rococo. Ce n’est pas tout à fait la même chose.

C’est dans l’attractivité d’une culture que se trouve peut-être la définition d’une puissance culturelle. Yves Saint Laurent n’a pas eu besoin de voyager pour diffuser un charisme irrésistible aux Etats-Unis. Ce fut une influence créatrice qui dépassa les frontières, qui se répandit aux quatre coins de la planète. Le couturier voyageait peu. On a parlé de « voyageur immobile » à son propos.

Certes, nous manquons de recul, de distance pour apprécier les effets de son oeuvre. Il reste que quarante ans d’artisanat, de couture ont possiblement haussé l’art du textile à un niveau d’excellence rarement égalé. S’agit-il d’une œuvre d’art, ce que semble revendiquer cette ambitieuse exposition dans un musée qui n’est pas a priori destiné à exposer des vêtements ? [1] Les catégories fluctuent au fil des siècles. Souvenons-nous que les peintres étaient autrefois qualifiés de simples « broyeurs de pigments » jusqu’à l’arrivée de Raphaël, Léonard et Michel-Ange. Ils n’avaient pas le statut d’artistes. Le simple fait qu’ils furent connus par leurs prénoms a signifié l’accès de la peinture au rang d’art à part entière [2].

Evidemment, il ne faudrait pas aller au Petit Palais pour voir des vêtements comme on va voir un tableau de maître, parce que la Haute Couture est un art de la vie, de l’environnement, qui montre comment les gens se sont habillés à une certaine époque, comment ils ont voulu être regardés aussi. La Haute Couture est un art utile, social, à la différence de la peinture et de la sculpture. Il ne s’agit pas non plus de la qualifier d’art mineur. C’est une manière de vivre de façon moderne, et c’est en même temps beau. Le beau dans l’utile, tel est son plus grand défi. Autrement, on fait fausse route. C’est la tension de tous les arts dits « décoratifs ».

 Qu’est-ce que Saint Laurent a apporté ?

Il a fait bouger la mode. Il a rendu les femmes libres de leurs mouvements. Chanel avait initié cette révolution avant lui.

Collection haute couture 1975, photographie Helmut Newton {JPEG} En 1967 paraissent les premiers tailleurs-pantalons qui appartenaient au vestiaire masculin. Le tailleur-pantalon est porté sur cette photographie avec une blouse de mousseline, ce qui le féminise. L’introduction d’un costume d’homme dans la garde-robe féminine n’avait rien à voir avec la cause féministe ou un quelconque travestissement. C’était accompagner une certaine liberté de bouger à laquelle aspirait toute femme qui travaillait et renforcer sa féminité par le port de « l’enveloppe » qui contribuait à l’aisance et à l’assurance masculine.

Saint Laurent devait décliner ce tailleur-pantalon de saison en saison, jouant sur une certaine ambiguïté, voire androgynie, qui selon lui définissait la femme moderne dans les années 60. On a complètement oublié aujourd’hui que le pantalon n’était pas porté au quotidien par les femmes. D’ailleurs, l’ordonnance autorisant le port du pantalon n’a toujours pas été abolie, même si elle est tombée en désuétude ! [3]

Le premier smoking apparut en 1966. Ce fut une révolution. Le smoking était un vêtement de soirée porté par un homme lorsque l’habit n’était pas de rigueur. Un smoking Saint Laurent noir permettait à une femme de se sentir continuellement à l’aise le soir car c’était un vêtement de style et non un vêtement de mode passagère.

Collection haute couture 1966 : premier smoking {JPEG} Le modèle de 1966 reprenait les codes masculins, cependant le col de la chemise blanche est remplacé par un jabot et le nœud papillon se transforme en un ruban de soie noire. Chaque saison, le smoking, chic et sophistiqué, devait être réinterprété par son créateur qui en créa plus de deux cents variations.

Pendant la décennie des années 1960, le caban, la saharienne, le trench-coat, la blouse, la vareuse, le jumpsuit furent autant de vêtements masculins ou vêtements de travail détournés au profit de la femme. Il avait fallu attendre 1945 pour que les Françaises aient le droit de vote. Saint Laurent accompagnait à sa manière les profondes modifications intervenues dans la vie des femmes en renouvelant l’esthétique du vêtement, en recherchant des formes dépouillées et en mettant une virtuosité technique inégalable dans des modèles essentiels, base de toute garde-robe moderne. A partir du moment où une femme avait des vêtements essentiels, intemporels, pour s’habiller, elle échappait au diktat d’une mode qui changeait à chaque saison. C’est pour cela que l’on a pu dire que Saint Laurent a créé un style et non une mode.

Il y a eu aussi l’influence de la rue et du cinéma. En 1960, l’introduction d’un blouson de cuir noir dans un défilé de mode a choqué le monde de la couture. Le blouson était en crocodile verni, bordé de vison, mais derrière lui se profilaient d’autres images : celle du mythique blouson de cuir porté par les stars du rock’n’roll et des acteurs hollywoodiens, l’image aussi de ceux qu’on appela les « blousons noirs ».

Ensembe de jour, veste de crocodile verni Modèle Chicago 1960 {PNG} Puis, ce fut la création de la première griffe de prêt-à-porter de luxe avec l’ouverture d’une boutique Saint Laurent Rive Gauche en 1966 grâce à des modèles plus fonctionnels et censés être plus abordables. Un « grand luxe » d’un côté, un luxe «  démocratisé » de l’autre. Une proposition binaire qui se justifiait par le désir de résoudre le problème de l’élitisme posé par la haute couture.

Proposition révolutionnaire, mais déjà utopique dans les années 60, en tout cas riche d’interrogations à venir.

Les prix sont assurément plus compétitifs, mais l’accessibilité au luxe demeure aujourd’hui encore un leurre.

La simple expérience du Métro parisien est révélatrice à cet égard de l’impossibilité pour une femme qui part travailler à 7h30 de s’habiller avec des vêtements fabriqués main, même si elle reste vigilante sur les critères de qualité.

Marlon Brando, L'Equipée sauvage, 1954, film de Laslo Benedek L’anticonformisme, l’audace, le caractère juvénile des créations de Saint Laurent dans les années 60 avaient permis aux femmes de bouger librement. C’est en cela que le couturier a joué un rôle essentiel dans la société. Que des modèles de haute couture ou de prêt-à-porter de luxe fassent rêver la rue en raison de la grande distance qui s’instaure avec une «  clientèle potentielle », c’est TANT MIEUX. Le grand écart entre le luxe et la démocratisation relève de considérations économiques. Le marché du luxe et son cortège de problèmes, de crises successives, est un métier. Cela n’a rien à voir avec la création.

La Haute Couture doit demeurer un monde féerique, magique. Tout le monde connaît les contes de Perrault, Cendrillon, Peau d’Ane, dans lesquels un peu de magie est nécessaire pour créer une robe [4]. Quand les trois coups retentissent au théâtre et que le rideau se lève, tout le monde est prêt à croire à la fiction qui va se jouer sur scène.

Ce sont surtout le monde du théâtre, l’imaginaire et la poésie des contes qui sont à l’œuvre dans cette exposition.

 Comment se manifeste ce côté magique ?

C’est l’autre versant de la création de Saint Laurent, avec tout un chatoiement de couleurs. Si Saint Laurent a contribué, plus que tout autre, à donner à la femme une garde-robe classique, il a aussi été celui qui s’est le plus confronté aux grands maîtres de l’art pictural et sculptural aux prises avec les ruptures de la modernité. De très nombreux vêtements sont autant d’hommages que de sacrilèges consentis puisqu’il y a transposition de la matière picturale à la matière textile. C’est tout un musée imaginaire qui se trouve ainsi recréé, revisité. Saint Laurent s’est lancé dans le défi de réinterpréter des chefs-d’œuvre de grands maîtres de la peinture, voire de mettre en image de grands écrivains français, dans un esprit à la fois anticonformiste et savant.

Fascinante robe Bal Proust :

Robe de commande pour le Bal Proust, 1971 Robe 1900

Ce bal, qui témoigne d’un art de vivre qui a peut-être disparu, fut donné lors d’une soirée privée en 1971, pour le centenaire de l’anniversaire du grand écrivain. Cette robe somptueuse s’attache à faire revivre l’esprit des robes 1900, à recréer un univers visuel dont le couturier a dûment intégré les qualités et la rigueur plastique en la simplifiant et en donnant sa propre version de la femme proustienne.

Evocation d’une femme venue du fond des âges avec la création de cette robe du soir dont le « buste » de cuivre galvanisé a été créé par Claude Lalanne en 1969 :

Collection haute couture 1969 {JPEG} Musée national du Soudan, 2ème siècle avant notre ère

L’alliance du bronze et de la soie bleue est inédite.

Transposition de l’image d’un personnage royal d’un ancien royaume dont nous proposons une image parmi tant d’autres possibles (la statue d’un roi archer en bronze stuqué de l’empire de Méroé, émouvante car le bronze doré s’écaille et lui donne un aspect royal et humain).

Les vestes brodées en hommage aux «  Iris » et « Tournesols » de Van Gogh dont chacune a demandé près de 700 heures de travail de broderie dans l’atelier du brodeur François Lesage, tour de force technique pour obtenir l’impression d’une peinture. Les paillettes et les perles ont été cousues une à une, parfois sur du ruban de manière à donner une sensation de relief, des vibrations lumineuses :

Collection haute couture 1988, Hommage à Vincent Van Gogh Van Gogh, Iris, 1889, J Paul Getty Museum, Malibu, Californie

Dans une robe mythique en jersey de laine multicolore de 1965, dite « Hommage à Mondrian », Saint Laurent transpose dans un matériau textile ce qui avait été peint sur une surface plane.

Maurice Denis, en 1903, avait lancé un défi aux peintres occidentaux : « Se rappeler qu’un tableau… est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées ».

Tel fut bien, en effet, l’un des problèmes les plus difficiles auquel se confrontèrent les peintres du 20ème siècle, c’est-à-dire cesser de rechercher l’illusionnisme de la 3ème dimension et de la perspective linéaire qui avait été la conquête majeure de la Renaissance italienne, cesser de «  tricher » et de tendre vers un effet de sculpture sur une surface plane, adhérer enfin à la vérité d’une toile, à savoir un espace à deux dimensions. Piet Mondrian allait lui aussi totalement rabattre l’image sur le plan de la toile et empêcher toute forme de prendre plus d’importance qu’une autre.

Mondrian, Composition with Red, Yellow and Blue, 1921, Tate Gallery, Londres Dans cette toile, les lignes horizontales et verticales qui divisent le tableau en segments ne s’interrompent pas au bord de la toile. On peut donc se les figurer aller vers l’infini. Nous comprenons qu’un rectangle amorcé (comme celui en bas à droite) exige d’être complété par d’autres lignes situées hors de l’œuvre, donc virtuelles. Cependant, la couleur rouge qui remplit un rectangle à ras bord, de même que la couleur jaune qui ne remplit que la moitié d’un rectangle amorcé, se détachent nettement du fond blanc quadrillé de noir. Mondrian poussera plus loin encore ses recherches.

Saint Laurent ose inverser toutes ces recherches en plaçant la toile de Mondrian sur un volume en mouvement – un corps féminin.

La robe de Saint Laurent a contribué à faire connaître Mondrian en France. Etait-elle portable ? L’exposition permet de s’approcher de très près des modèles. On se rend compte que les coutures qui permettent d’incruster les lignes noires et les plages de couleurs sont si fines qu’elles en deviennent invisibles. C’est une totale mise en volume d’une toile plane et non un tissage industriel reproductible à l’infini. C’est là que le couturier se confronte de plein fouet avec un autre créateur, plongé dans d’autres recherches qui lui sont propres, avec un medium différent. Ce type de rencontre n’est pas sans danger pour celui qui l’entreprend.

Bien d’autres hommages ou échanges entre Saint Laurent et de grands artistes sont présents dans cette exposition.

Hommage à Piet Mondrian, 1965 {JPEG} Il en va de même pour les vêtements créés à partir de voyages imaginaires en Chine, en Russie, en Afrique, en Inde, en Espagne – où le couturier ne s’est jamais rendu. C’est alors une confrontation avec l’essence féminine d’autres pays, d’autres civilisations. A chaque fois, une femme venue d’ailleurs est citée, réinterprétée, transformée, remise en question. Il s’agit là d’une œuvre en cours d’expérimentation.

La boucle est bouclée dans la dernière salle de l’exposition où sont présentées quelques robes du soir longues en drapé de mousseline bleue, grenat, rose ou noire [5]. Un drapé fait référence aux origines grecques du vêtement.

Le traitement des plis et drapés de la statuaire grecque a fécondé l’histoire de la Haute Couture depuis Madeleine Vionnet. Artémis porte un ample chiton (tunique) de lin finement plissé à l’ongle. La tunique longue a été raccourcie par le jeu de deux ceintures : la jeune chasseresse qui parcourt taillis et forêts ne doit pas être entravée dans sa course. Elle est occupée à attacher sur son épaule droite un large rectangle de laine qui lui sert de manteau à l’aide d’une fibule. Le travail du ciseau du sculpteur est si subtil qu’il est possible d’apercevoir le torse dans la profondeur de la manche droite dévoilée par le bras qui se relève.

Robe de soir de drapé de mousseline, 2002 Artémis, dite Diane de Gabies, réplique romaine d'un original de Praxitèle disparu, créé vers le 4ème siècle avant notre ère, Louvre

Les dernières robes de Saint Laurent laissent intacte l’harmonie des lignes du corps. Elles flottent légèrement dans des alcôves accompagnées d’échantillons de tissus regroupés par couleur, agrafés sur des cartons, comme la palette d’un peintre.

Une grande photographie extraite du film Le Guépard mis en scène par Visconti en 1963 sert de toile de fond à une salle extraordinaire où sont regroupées une cinquantaine de robes du soir sur des mannequins blancs aux visages à peine esquissés, disposés sur des marches. C’est comme un adieu à la Haute Couture, emmené par un domino en camaïeu de faille bleue et velours noir :

L’allusion est claire. Comprenant que le monde aristocratique se meurt, le prince sicilien Fabrizio Corbera de Salina assure le mariage de son neveu Tancrède avec Angelica, la fille du riche maire libéral de Donnafugata, Don Calogero. C’est la fin d’un monde. L’exposition laisserait-elle entendre que la Haute Couture est morte parce que le mode de vie qui la sous-tendait a profondément changé, même s’il existe toujours des «  commanditaires » fortunées ? Ce serait un peu comme le paquebot France, condamné à l’oubli, puis désarmé, parce qu’un voyage en avion était beaucoup plus rapide.

Je ne partage pas l’idée que la Haute Couture soit morte.

Collection haute couture 1984 {JPEG} Je pense que de nouveaux créateurs reprendront le flambeau. Saint Laurent a su être le passeur entre deux mondes. C’est toute la modernité du 21ème siècle qui est désormais à accompagner. Il y eut Chanel, Schiaparelli, Vionney, Dior, Saint Laurent. Quelqu’un d’autre sera un nouveau « phare » de cette aventure, au sens baudelairien du terme. Les circonstances seront différentes. D’ailleurs, on ne peut pas dire que la Haute Couture se soit arrêtée après Saint Laurent.

Lui-même a-t-il transmis ce qu’il savait à quelqu’un d’autre ?




La célébrité finit par créer un écran de fumée. On pense connaître un artiste à travers quelques images emblématiques. Dans le cas de Saint Laurent, ce serait le couturier entouré de quelques femmes célèbres, riches, actrices parfois. Ceci est une réduction probablement injuste. Pourtant, l’exposition insiste sur les célébrités qui l’ont entouré. C’est peut-être une erreur. Il faut attendre que ces vêtements deviennent avant tout de simples créations de Saint Laurent pour nous, et non pas des vêtements portés par telle ou telle personne connue, ce qui fait très « people ». Le regard que l’on porte sur ces oeuvres changera alors. Les personnes qui ont porté ces vêtements n’ont pas à être plus importantes que les créations que le couturier a conçues. Les notoriétés vont disparaître, les modèles s’écarter des vêtements et l’on sera mieux à même de les regarder. C’est exactement le même processus de dépouillement en cours à l’heure actuelle avec l’œuvre d’Andy Warhol.

Celui-ci nous laisse un portrait d’Yves Saint Laurent :

Acrylique et encre sérigraphique sur toile, 1974, quatre panneaux, collection Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent Un regard direct, tourné vers le présent, et un autre regard, tourné vers le passé, dans la pose classique de l’homme mélancolique.

 Le mauvais goût existe-t-il ?

A chacun sa définition du mauvais goût, à chaque époque également. L’âge classique a bien qualifié de « gothique », c’est-à-dire «  barbare », l’art médiéval ! « Ce qui a paru délicieux à l’élite de la bonne compagnie d’un siècle, semble le comble du ridicule à la bonne compagnie qui la remplace cent ans plus tard » écrivait Stendhal. Le mauvais goût a tout de même quelque chose à voir avec la vulgarité, ou bien un côté ostentatoire…


Portfolio

Modeles-Yves-Saint-Laurent-au-Petit-Palais Marlon Brando, L'Equipée sauvage, 1954, film de Laslo Benedek Robe de commande pour le Bal Proust, 1971 Robe 1900 Musée national du Soudan, 2ème siècle avant notre ère Collection haute couture 1988, Hommage à Vincent Van Gogh Van Gogh, Iris, 1889, J Paul Getty Museum, Malibu, Californie Mondrian, Composition with Red, Yellow and Blue, 1921, Tate Gallery, (...) Robe de soir de drapé de mousseline, 2002 Artémis, dite Diane de Gabies, réplique romaine d'un original de (...) Acrylique et encre sérigraphique sur toile, 1974, quatre panneaux, (...)

Notes

[1] Les Arts Décoratifs – Mode et Textile, 107 rue de Rivoli 75001 Paris, proposent une exposition sur l’histoire de la mode contemporaine. Un premier volet, Les Années 70 et 80, est présenté du 1er avril au 10 octobre 2010. Une partie de cette exposition est consacrée à Yves Saint Laurent avec la possibilité de voir des défilés en vidéo. Scan

[2] Parmi les sept arts libéraux de l’Antiquité et du Moyen Age, visant à la connaissance du Vrai, figurait la musique. La peinture, la danse, la sculpture étaient à ranger dans la catégorie des «  arts serviles ».

[3] ) Ordonnance du Préfet de police de Paris du 16 brumaire an IX (7 novembre 1800) imposant aux femmes désirant s’habiller en homme de se présenter à la préfecture de police pour y être autorisées. Cette autorisation se faisait sur avis médical. L’interdit social a disparu progressivement au cours des années.

[4] Cendrillon, conte de Charles Perrault, 1697

« Sa marraine ne fit que la toucher avec sa baguette, et en même temps ses habits furent changés en des habits de drap d’or et d’argent tout chamarrés de pierreries ; elle lui donna ensuite une paire de pantoufles de verre, les plus jolies du monde. Quand elle fut ainsi parée, elle monta en carrosse ; mais sa marraine lui recommanda instamment de ne pas dépasser minuit, l’avertissant que si elle demeurait au bal un moment de plus, son carrosse redeviendrait citrouille, ses chevaux des souris, ses laquais des lézards, et que ses vieux habits reprendraient leur première forme. »

[5] Aucune image disponible.

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Responsable éditorial : Jacques MYARD