Est-ce réaliste ?
Si le plan apparaît, à priori raisonnable, il risque malgré tout de se heurter à plusieurs écueils.
D’abord les mesures draconiennes qui ont été imposées au peuple grec, risquent de produire une révolte, dont nous venons de voir les prémices, et qui conduira à des bouleversements politiques majeurs. Ensuite, les crédits promis par les pays européens peuvent très bien ne pas être versés ou seulement partiellement. Enfin, à supposer que tout se passe bien, au bout de trois ans, la situation des finances publiques sera certes meilleure qu’aujourd’hui mais elle ne sera pas suffisamment améliorée pour convaincre les marchés que la Grèce a la capacité de rembourser ses dettes, encore très importantes aprés 2010. Surtout, si les mesures d’austérité casseront la croissance et empêcheront la Grèce d’améliorer sa compétitivité.


