- Situation actuelle des (…), p1
- USA, p1
- Royaume-Uni, p2
- Russie, p2
- Israël, p2
- Inde, p2
- Pakistan, p3
- Iran et Corée du Nord, p3
- L’avenir des systèmes balistiqu, p4
- La deuxième composante, p4
Royaume-Uni
Il faut noter que la dissuasion britannique est dorénavant assurée essentiellement par ses 4 SNLE qui sont tous équipés du Trident américain. Seule la charge nucléaire est de conception nationale.
Russie
La Russie, de son côté, pousuit plusieurs axes d’efforts malgré ses difficultés économiques. La composante sol-sol a toujours été considérée comme le fer de lance de sa dissuasion en raison du caractère continental de ce pays et de ses contraintes d’accès à la mer. 600 missiles balistiques sol-sol sont encore déployés. Le plus moderne, le SS-27, est en cours de déploiement en silo, à raison de 6 à 10 par an. Le développement d’une version mobile se termine. Pour sa composante mer-sol, la Russie dispose de 14 SNLE. De plus, trois SNLE de nouvelle génération, le Borey, sont en construction aux chantiers navals de Severodvinsk. Il seront équipés après 2007 d’un nouveau missile à poudre, le Boulava (plus de 8.000 km de portée), dont le développement est en cours. Un essai d’éjection a été mené à bien fin septembre 2004 à partir d’un sous-marin dévolu aux tirs de développement. Enfin, un bombardier à long rayon d’action est en développement et sa mise en service est prévue après 2010.
Chine
La FNS chinoise repose elle aussi sur une triade. Plusieurs points la caractérisent : son faible nombre tout d’abord ; sa lente évolution ensuite car les premiers engins ont été développés dans les années 50 avec une aide soviétique puis de façon autonome à partir des années 60, après la rupture des relations militaires avec l’URSS. Cependant, la Chine modernise radicalement ses forces.
Les missiles sol-sol à propulsion liquide, dont la portée va de 2.800 à 13.000 km sont progressivement remplacés par des engins à propulsion solide, les DF-21, DF-31 et DF-31A, ce qui permettra de contrer le déploiement de la Missile Defense américaine. L’accent est mis sur le déploiement mobile et on peut penser que leur nombre de têtes nucléaires va croître régulièrement mais pas brutalement. On notera aussi que la Chine a la capacité technique de mirver ses missiles, même si elle ne l’a pas encore implémentée. Le DF-31 est un nouvel engin tri-étage à propulsion solide de 8.000 km de portée. Il est monotête et sa mise en service a commencé depuis l’année dernière.
Pour sa force océanique, la Chine a décidé de remplacer son unique SNLE Xia par un SNLE de nouvelle génération qui sera équipé du JL-2, étroitement dérivé du DF-31 et qui présente des caractéristiques similaires, à savoir 8.000 km de portée, 3 étages à propulsion solide et 1 TN de 300 kt. Il est question d’un déploiement de 4 à 6 SNLE. Enfin, en matière de bombardiers à capacité nucléaire, les 120 bombardiers actuels, H-6 et Q-5 emportent chacun une bombe nucléaire.
Israël
La dissuasion nucléaire d’Israël repose sur une capacité non reconnue officiellement mais on pense que le nombre d’armes nucléaires que détient l’état hébreu pourrait être compris entre 100 et 200 armes. Leur mise en œuvre est assurée par des missiles balistiques Jericho et par des bombardiers.
Inde
L’Inde a effectué ses premiers essais nucléaires en 1998 et maîtrise également l’ensemble des technologies balistiques (propulsion liquide, propulsion solide, matériaux, guidage-pilotage, entre autres). Ce pays dispose de deux programmes majeurs. Tout d’abord le programme de missile tactico-balistique Prithvi, à propulsion liquide et déployé dès 1998 en deux versions qui offrent des portées respectives de 150 et 250 km. Cet engin est équipé de moteurs dérivés du missile sol-air SA-2. Ensuite, les missiles à propulsion solide Agni 1 et Agni 2 (de 700 et 2500 km de portée respectivement) dont le déploiement a débuté en 2004. Une autre version est en développement avec un objectif de portée de 3.500 km, une valeur jugée indispensable pour assurer, à long terme, une dissuasion vis-à-vis de la Chine car elle permettra de couvrir une zone englobant Pékin et le complexe militaro-industriel chinois. Le premier tir de développement est attendu avant la fin de l’année 2004.


