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La stratégie arabe du refus

Problème palestinien, ou problème arabe ? par Francis Grimal

La « mollesse » des Européens

jeudi 2 avril 2009, par Administrateur

Introduction.

« Les Etats-Unis sont jugés responsables de l’impunité internationale dont jouit Israël » ; cette phrase apparue dans la presse est en cohérence avec une certaine pensée répandue dans les médias français.

A l’approche du 60è anniversaire de la création par l’ONU d’un Etat juif, on constate que la situation au Proche-Orient ne cesse de se dégrader (évènements récents au Liban et à Gaza).

Il apparaît opportun de présenter un point de vue sur le problème palestinien en « rupture » avec la pensée habituelle.

L’Islamisme

Au terrorisme palestinien s’est superposé l’islamisme.

On ne peut plus faire semblant de croire que le terrorisme international du type Al Qaïda ait pour but la destruction d’Israël, ou simplement la reconquête de Jérusalem, et qu’il s’arrêtera comme par enchantement quand ces buts seront atteints. Il s’agit de l’expansion plus générale de l’Islam.

Pour cette raison, le problème des frontières d’Israël est un faux problème. Par contre, les exactions islamistes sont, elles, évidentes [13] : Les palestiniens chrétiens émigrent, de même que les chrétiens de nombreux pays arabes. Des « infidèles » sont égorgés. Quel juif pourrait réellement accepter l’idée que Jérusalem passe sous contrôle islamique à l’avenir ? Et quel chrétien… ?

La « mollesse » des Européens.

Depuis 1947, les Américains par leur détermination politique et leur effort militaire ont probablement sauvé du communisme l’Europe de l’Ouest. Ils ont aussi sauvé la Corée du sud et Taiwan, et ont fait un énorme effort au Vietnam mais sans succès. Cet échec a engendré les drames démographiques que l’on sait. Dans ces derniers cas, l’effort européen a été négligeable, sinon nul. Certes, la politique étrangère américaine n’a pas toujours été judicieuse ni désintéressée, mais le gouvernement, le peuple américain et leurs GIs ont fait preuve de courage, là où des Européens se retranchaient derrière une solution dite « politique » qui, face à une certaine catégorie d’adversaire, signifiait à l’évidence l’acceptation de la défaite et l’abandon pur et simple des peuples concernés.

On peut se poser 2 questions :

  • Sans le soutien américain, l’Etat d’Israël existerait-il toujours…. ?
  • Chez certains européens, l’idée de l’abandon et l’acceptation de la destruction future d’Israël n’est-elle pas en train de cheminer…. ?

Les Israéliens défendent leur population et l’existence de leur Etat. Ils ont accepté les accords d’Oslo et fait des concessions. Mais ils veulent décider de leurs ultimes lignes de défense et ils refusent le sort de nos pieds-noirs d’Algérie.

Les Européens s’étant montrés « compréhensifs » envers le terrorisme ont fragilisé la position d’Israël en lui demandant toujours plus de concessions, sans avoir le moins du monde l’intention de le secourir par les armes en cas de besoin.

Les extrémistes palestiniens ont bien compris, eux, que la mollesse européenne est le point faible d’Israël .Comment comprendre que des dirigeants politiques européens se décarcassent pour trouver le moyen de financer l’aide à une population ayant librement choisi le Hamas, qui prône la destruction d’Israël et l’emploi du terrorisme ? Comment croire que cette population va ensuite respecter les Européens ?

Un soutien déterminé de l’Europe à Israël concernant sa sécurité et ses frontières, en phase avec les USA, devrait convaincre les Arabes à changer définitivement de stratégie, et à prendre résolument en compte de l’amélioration de la situation matérielle de cette population, en y mettant tous les moyens nécessaires.

 4 Conclusion

Les drames immenses qui ont secoué la planète depuis 1945 ont rarement été équitables pour les peuples déplacés, mais la générosité et le pragmatisme ont souvent prévalu et donné l’espoir d’une vie meilleure à la génération suivante. Parmi ces victimes, seuls les Palestiniens arabes n’ont pas trouvé cette générosité escomptée parmi leurs coreligionnaires ou voisins, se sont arc-boutés sur la stratégie du retour, ont privilégié le terrorisme international, et sont dans une situation dramatique au bout de 60 ans.

Fort heureusement, les Indiens, Tibétains, Vietnamiens, Hongrois, sud-Soudanais et autres peuplades déplacées ou martyrisées n’ont pas suivi la même voie : ils méritent autant, sinon plus, notre compassion.

Il serait temps de considérer que le problème palestinien peut et doit être réglé par les arabes qui disposent toujours en 2007 d’immenses territoires et d’immenses richesses, par la création d’un Etat palestinien, ou par rattachement à la Jordanie et à l’Egypte comme par le passé [14], ou par l’accueil massif de population par les états riches et peu peuplés ( Péninsule arabique et Lybie).

Il serait temps que les Européens fassent preuve de courage, soutiennent fermement Israël, balayent sèchement et définitivement les utopies comme le retour des réfugiés et la réclamation de Jérusalem comme capitale palestinienne, et cessent de dépenser des centaines de millions d’Euros à cette cause. Il n’est d’ailleurs pas exclu qu’une telle fermeté ne satisferait pas bon nombre d’Etats arabes modérés, en leur permettant de justifier un changement général de stratégie.

Il serait par ailleurs souhaitable que les Occidentaux s’engagent résolument dans l’adaptation de leur législation, de leur armement et de leurs modes d’action à la lutte efficace contre le terrorisme, pour laquelle ils ne sont aucunement préparés et ils ne cessent de le prouver.

Francis Grimal

1 2 « Grande révolte arabe » 1935-39, et attentats juifs. 3 Épopée de l’Exodus 4 Dont les actions de l’Irgoun et du groupe Stern : massacre de Deir Yassin, assassinat du comte Bernadotte, médiateur de l’ONU. 5 Nombre de réfugiés, et nombre de morts non disponibles 6 Statistiques non disponibles. 7 Mais combien morts en route et en particulier en Mer de Chine ? 8 En Septembre (noir) 1970 Le roi Hussein décide de reconquérir son pays ; perte estimées chez les palestiniens : entre 4 000 et 10 000 morts. 9 En 1982 Affez el Assad met au pas les frères musulmans : 15 000 morts 10 50 000 à 100000 morts. 11 Récemment : combats dans le camp de Nahr Al-Bared au Liban, et dans la bande de Gaza 12 Abdallah 1er de Jordanie en 1951, nombreuses tentatives contre son petit-fils et successeur Hussein, Anouar el Sadate en 1981, Bashir Gemayel en 1982 et nombreuses autres personnalités libanaises. 13 Destruction en Cisjordanie des tombeaux de Joseph et de Rachel à peine évacués par Tsahal. Longue occupation de l’Eglise de la Nativité à Bethléem, dont la presse n’a pas présenté les dégradations. Anathème contre les « croisés ». 14 Plus réaliste, bien que moins politiquement correct. Mais ces 2 Etats accepteraient-ils cette « charge » ?


Notes

[13] Destruction en Cisjordanie des tombeaux de Joseph et de Rachel à peine évacués par Tsahal. Longue occupation de l’Eglise de la Nativité à Bethléem, dont la presse n’a pas présenté les dégradations. Anathème contre les « croisés ».

[14] Plus réaliste, bien que moins politiquement correct. Mais ces 2 Etats accepteraient-ils cette « charge » ?

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Responsable éditorial : Jacques MYARD