- Introduction, p1
- I Accumuler de l’information, p2
- II Analyser, p3
- III Anticiper, p4
- IV Agir, p5
- Conclusion, p6
IV Agir
C’est là que réside souvent la principale difficulté. Car le responsable de l’Etat ou de l’entreprise n’accepte en général que difficilement une remise en cause de ses choix antérieurs et il est même souvent tenté de couper la tête du porteur de mauvaises nouvelles.
1°) diffuser la bonne information à la bonne personne
C’est ce que les Anglo-Saxons appellent le « Knowledge Management « ou « KM », c’est-à-dire la gestion des connaissances. Il s’agit de transmettre non pas toutes les informations à tout le monde mais de transmettre la bonne information à la bonne personne. Cela passe notamment par la mise des informateurs en réseau au sein de l’organisme, en fonction de leurs centres d’intérêt professionnel, afin de décloisonner l’information.
2°) prendre des actions défensives
La sécurisation du patrimoine passe par l’adoption de mesures protectrices. Par exemple :
- assurer la sécurité des installations (ex : contre les risques d’attentats ou d’actes de malveillance),
- assurer la sécurité du patrimoine scientifique (ex : laboratoires de recherche ; protection des brevets),
- assurer la sécurité du système informatique contre les risques d’attaques virales (firewall, etc.),
- assurer la sécurité du capital contre les prises de contrôle non désirables ou inamicales (pactes d’actionnaires, appel à un fonds d’investissement ami, etc.),
- assurer la sécurité du patrimoine national (en décryptant les stratégies adverses des autres Etats du monde, y compris de nos « partenaires » européens, etc.) ·
3°) prendre des actions offensives
Parmi les actions offensives, on recensera :
le développement d’actions d’influence :
- repérer les relais d’influence,
- établir des argumentaires,
- influer sur la définition de normes,
- promouvoir des nationaux dans tel ou tel cénacle plurinational,
- etc.
l’ouverture de négociations : on approchera telle ou telle organisation (Etat, organisation internationale, entreprise, etc.) pour lui proposer l’adoption de telle ou telle action.
le lancement d’actions de communication offensive, notamment pour contrer les campagnes de dénigrement.
le développement d’actions de prises de participation amicales dans le capital d’entreprises vulnérables.
4°) Revoir la stratégie si nécessaire
Revoir la stratégie de l’Etat ou de l’entreprise peut se révéler absolument crucial si les analyses de l’intelligence économique – validées ensuite par l’observation des événements - permettent de décrypter des stratégies adverses qui font ressortir la naïveté, l’inefficacité ou la contre-productivité de la stratégie en cours.


