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On a pu juger de l’actualité de ces réflexions à l’occasion des derniers jeux olympiques

Souveraineté et identité nationale, par Jean-Pierre Bussereau

Quel pays aurait voulu confondre ses médailles avec celles d’un autre ?

mardi 24 mars 2009, par Administrateur

Introduction.

Au chapitre " Europe " de ses Mémoires d’Espoir le Général De Gaulle écrit : " Notre peuple tient à garder sa personnalité d’autant plus qu’il a failli la perdre et qu’il constate que partout les autres, affirment ardemment la leur, qu’il s’agisse de souveraineté, de langue, de culture, de production, voire de sport. "

On a pu juger de l’actualité de ces réflexions à l’occasion des derniers jeux olympiques. Quel pays aurait voulu confondre ses médailles avec celles d’un autre ? La joie d’être russe, grec ou français éclatait à chaque succès.

Ces médailles, acquises par l’effort, renvoient aux nations l’écho de leurs gloires passées, moins pacifiques. Faudrait il s’en attrister ?Les nations d ’Europe doivent elles jeter à la rivière leur passé glorieux, leurs langues, leurs traditions, leur Histoire ?

Le fait de défendre et de protéger la souveraineté nationale, n’a rien de commun avec une idéologie politique. La preuve en est que ceux qui sont hostiles à la construction d’une Europe supranationale viennent d’horizons différents.

L’autorité suprême qui incarne cette souveraineté a cessé d’être la monarchie de droit divin à la mort de Louis XVI. C’est le peuple et ses représentants élus qui en sont aujourd’hui les dépositaires (article 3 de notre Constitution). Le caractère particulier de la souveraineté nationale fait qu’elle est inaliénable. Chacun des citoyens français en détient d’une manière irréductible une parcelle. Un individu peut changer de nationalité, mais il ne peut aliéner la souveraineté nationale. C’est pourtant ce qui a été entrepris d’une manière insidieuse, en imposant progressivement des directives européennes qui viennent coiffer notre droit national.

Les auteurs de mauvais coup sont justement ceux qui sont les gardiens de nos institutions. Que le peuple français,mal informé,mal conduit ait été amené à avaliser ce glissement progressif vers un asservissement à des puissances en définitive économiques et sans patrie, n’y change rien. La souveraineté nationale garantit la pérennité d’une nation. Jusqu’à plus ample informé, notre Constitution est la loi suprême. Et une ou plusieurs générations ne peuvent s’arroger le droit d’aliéner cette souveraineté sauf à prononcer d’une voix unanime la dissolution de la nation France.

C’est pourquoi,placés maintenant devant devant le choix d’adopter ou non un traité qui aboutirait à la disparition progressive de notre démocratie , où le peuple élit le Président et où le Parlement légifère et contrôle le pouvoir exécutif,la réponse ne peut qu’être négative.

Subsidiairement se pose la question de la légitimité du pouvoir qui a laissé évoluer de cette sorte notre souveraineté, et l’on peut légitimement se demander s’il n’y a pas forfaiture et haute trahison.


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Responsable éditorial : Jacques MYARD