B) LA QUESTION DEMOGRAPHIQUE
peut être réglée de deux façons, soit par l’admission large des immigrés sur le territoire, soit par une politique de la famille. L’indice de fécondité des Françaises est un peu bas (naguère à 1, il est aujourd’hui à 2 immigrées compris) mais n’a rien de catastrophique. Il est proche du seuil de 2,1 qui est l’indice de renouvellement des générations. Il semble qu’aujourd’hui prévaut la première solution, suivant les conceptions de l’ONU et de l’Union européenne. On voit ici encore un exemple de la nocivité de la construction européenne. Or nous n’en sommes pas aujourd’hui aux suites de l’une ou de l’autre guerre mondiale, et cette question démographique peut être réglée par une politique de la famille adéquate.
La politique familiale pourrait être faite de multiples mesures entrant dans un projet. La principale mesure est d’ouvrir des crèches, avec une offre suffisante pour les jeunes ménages. Une autre pourrait être de relever le budget des allocations familiales, en supprimant tout ce qui n’est pas allocations pour la famille proprement dites. Enfin d’indexer les allocations non sur le pouvoir d’achat mais sur le salaire de base, de déplafonner le quotient familial, et de défiscaliser les allocations. Il y a d’autres mesures en dehors de ces deux principales : Salaire parental, poursuite de carrière malgré la maternité, temps aménagé, réadmission après une absence pour cause d’enfants etc.
Il faut envisager de budgétiser cette politique. Or la politique de la famille telle que l’avait réalisée le général de Gaulle représentait 2% du P.I.B. Le budget de ces mesures devra évidemment être financé par un déficit dans le budget de la Nation. De Gaulle aurait dit que la cause est sacrée. C’est une raison de plus pour sortir du pacte de stabilité européen qui interdit un déficit de plus de 3%.
Toujours Bruxelles est là qui nous interdit une politique nationale ! Cela signifie que l’urgence est de retrouver une indépendance nationale, à commencer par le budget. Aujourd’hui les lois sur l’immigration (et d’autres) sont une transposition des directives de Bruxelles. Il faut donc refuser à la commission européenne le droit de régler des questions nationales, en attendant notre indépendance. Après cette sortie obligatoire de l’Union, la reconstruction par la France d’un projet européen de coopération à géométrie variable entre les nations européennes, va de soi.
L’INTEGRATION EXIGE TROIS CONDITIONS
- 1. UN LOGEMENT : Les logements sociaux corrects sont en nombre insuffisant. Il faut fermer toutes les demeures insalubres prétextes à un racket scandaleux. L’Etat, et les collectivités doivent chacun dans son rôle, fournir dans des conditions normales un logement décent à l’immigré et à sa famille. Si possible près de son lieu de travail.
- 2. L’OBTENTION D’UN TRAVAIL est nécessaire pour qu’un immigré puisse faire vivre sa famille, payer son logement, et avoir des distractions. C’est une question difficile à régler en période de chômage, et de sous emploi. C’est aussi le corollaire d’une lutte contre le « travail au noir ». Mais si ce dernier existe il est particulièrement la conséquence de la lourdeur des charges sociales des entreprises. Il y a donc des réformes en France à proposer, telles la TVA sociale qui soulageant les charges des entreprises et des individus peut en être une.
- 3. LA SCOLARISATION DES ENFANTS. L’école est l’instrument fondamental de l’intégration. Les nombreux étrangers présents sur notre territoire sont différents de nous. Il faut apprendre à leurs enfants, les connaissances, l’Histoire de France, la façon de vivre en bon citoyen. On devra revenir (au moins dans l’esprit) à la notion d’instruction publique et privilégier l’acquisition des connaissances fondamentales, historiques, littéraires, scientifiques, philosophiques, morales et civiques etc. Seule l’Ecole pourra faire une intégration indispensable à l’intégration de la famille et des individus. C’est ainsi dés l’école qu’on apprendra aux immigrés, aux enfants issus de l’immigration, et même aux jeunes français à respecter l’identité française et à devenir Français. C’est à l’école qu’on apprendra aux enfants à aimer et à respecter la France. C’est la refondation de l’école citée plus haut. Pour cela il faut aussi se garder des illusoires repentances et être fier de notre pays.
CONCLUSIONS
Maîtrise de l’immigration, bonne intégration des immigrés légaux, lutte contre les clandestins sont les bases d’une politique de l’immigration, qui n’est rien d’autre que la politique traditionnelle de la France. Il faudra approfondir cette politique, par des mesures concernant l’emploi, le logement des familles, et l’éducation des enfants ayant pour but l’intégration réelle. Celle-ci est indispensable à l’équilibre du pays. Mais pour garder son équilibre un pays doit rester indépendant souverain et maître de sa politique. Dans ces conditions l’immigration restera toujours bénéfique. Il faut donc être ouvert à l’immigration. Mais il faudra compléter cette politique par une politique adéquate de la famille, afin de sauvegarder l’identité française dans le monde changeant et chaotique où nous vivons. Cette image de la France si nécessaire pour redonner confiance aux Français, mais aussi aux étrangers, qui seront heureux de venir et d’y habiter.
Dr Jack Petroussenko.

