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FORUM POUR LA FRANCE / COMMISSION IMMIGRATION

La question de l’immigration aujourd’hui en 2009 par J. Petroussenko

Animateur : Dr Jack Petroussenko.

vendredi 26 juin 2009, par Administrateur (Date de rédaction antérieure : 2 mars 2009).

Introduction.

La France est un pays ouvert à l’immigration. Maîtrise de l’immigration, intégration des immigrés légaux, lutte contre les clandestins sont les bases de la politique traditionnelle de la France. Approfondir cette politique, par des mesures concernant l’emploi, le logement des familles, et l’éducation des enfants ayant pour but l’intégration réelle est indispensable au maintien d’une paix sociale. Mais un pays doit rester indépendant, souverain, et maître de sa politique. Dans ces conditions l’immigration restera toujours bénéfique. Compléter cette politique par une politique adéquate de la famille, afin de sauvegarder l’identité française dans le monde changeant et chaotique où nous vivons est nécessaire pour redonner confiance aux Français, mais aussi aux étrangers, qui viendront y habiter.

L’immigration composée d’hommes de femmes et d’enfants, touche à toutes les questions de société, qui doivent être traitées dans le respect et la dignité des hommes, sans tomber dans un laxisme destructeur, ni des interdictions sauvages, et c’est en cela que la question est si difficile. Mais on sait que si les migrations sont mondiales, le peuple français s’est « dissout en un temps record » (Jean Eric Boulin. Supplément au roman national) en raison d’une absence de maîtrise des flux migratoires, et pour les migrants déjà installés en France par une insuffisance notoire de l’intégration. le contrat d’accueil et d’intégration n’est qu’une goutte d’eau dans un océan de laisser-faire qui dure depuis plus de trente cinq ans. Ou est la dignité des hommes dans un capharnaüm ? Aujourd’hui La Suisse a posé la question par référendum et vient de durcir sa position vis à vis des immigrés. Il en est de même de nombres de pays européens. Est-ce la solution ? S’il y a une recrudescence des problèmes sociétaux en France depuis quelques années, faut-il en accuser l’immigration, ou l’immigration en est elle seulement le révélateur ?

Or il n’y a jamais eu chez nous débat sur l’immigration, ni référendum. Les lois Sarkozy 2003 et surtout 2006 (immigration choisie, compétences et talents) sont une transposition de directives européennes, et ne concernent que les immigrés légaux, non les illégaux. Or ce sont les immigrés illégaux qui posent un problème quantitatif. Le Haut Conseil à l’Intégration (HCI) entreprend une tache qui aurait du débuter il y a 25 ans. Pour les lois Sarkozy comme pour le HCI, on peut discuter et critiquer la démarche, au moins elle a le mérite d’exister. On peut même dire que le HCI a clarifié ses positions quant à l’identité nationale et qu’en 2009 la loi est mieux appliquée qu’en 2007.

L’immigration pose en France davantage de problèmes sociétaux aujourd’hui qu’hier pour cinq raisons principales :

Le nombre des immigrés, leur origine, l’Europe passoire, la mondialisation, et la panne d’intégration.

 1. Le nombre des immigrés est en croissance exponentielle.

Il y a trop d’entrées dont on ne peut pas mesurer les flux. Les chiffres des flux d’entrée de l’immigration légale qui reposent sur le recensement de 1999, de l’aveu même de l’INSEE, ont été sous-évalués, ce qui signifie qu’ils sont faux et certains disent même truqués. En outre il n’y a, à ce jour, aucun instrument pour contrôler les flux de sortie et donc à plus forte raison le solde migratoire qui est largement positif et non négatif comme on l’a fait dire aux chiffres. Mieux le recensement national n’existe plus depuis 2002. Il a été remplacé en France en 2005 par une méthode d’échantillonnage probabiliste dite méthode de Leslie Kish. Or, nous sommes les seuls en Europe à utiliser cette méthode, tout juste valable pour les pays du tiers-monde. Cette méthode ne permet aucun dénombrement pertinent des immigrés légaux, et encore moins des illégaux, dont la régularisation a posé à l’Union européenne un gros problème, grâce à l’inconscience de nos voisins européens. En 1 an ½ l’Italie et l’Espagne ont régularisé 1.250.000 immigrés clandestins qui se sont légalement dispersés dans toute l’Europe, et ont abouti en France pour beaucoup. Ces clandestins ne représentent pas tout le « stock » des illégaux (il y a ceux qui ne se cachent pas en attendant une régularisation, les sans-papiers) mais en sont la plus grande partie. Villepin disait que les illégaux en France étaient de 200.000 à 400.000 en 2004-2005, mais ce ne sont qu’estimations car, par définition, on ne peut pas les dénombrer. Le «  stock », vivant aujourd’hui en France est plus vraisemblablement voisin de 1.000.000. Or si aucune mesure n’est possible des flux, ni des stocks d’immigrants, aucune maîtrise réelle ne sera possible. Mais la maîtrise est aussi une question d’effectifs de la Police et d’une meilleure répartition de ses tâches, surtout en période de débordement des flux. C’est aussi celle d’une application plus stricte de la loi et des moyens à donner à la Justice. Aujourd’hui les contrôles de police dans la rue, plus fréquents, constatent une forte présence d’illégaux. L’application de la loi n’est pas une injure, mais les expulsions ne sont pas tendres. Il ne faudrait pas en arriver là.

 2. L’origine des immigrés est connue.

Il y a en France selon les estimations de 4.000.000 à 10.000.000 d’immigrés ou de descendants dont la moitié est de tradition musulmane. Au recensement de 1999 on comptait 43,5% d’africains (de toutes origines) et 6,3 % de Turcs, c’est à dire 50 % de musulmans. Il y a dans cette population des difficultés de langue, des différences de compréhension, de coutumes, de religion, qui entraînent dans le pays d’accueil, une tendance au repli sur soi, au communautarisme. On s’accorde à penser que les faits de délinquance relèvent en majorité de ces populations. L’Islam, religion du livre, ne soulève pas de problème en soi mais seulement l’utilisation politique radicale et violente, qu’en font les islamistes et le prosélytisme exercé dans les milieux de jeunes et de moins jeunes africains (essentiellement des maghrébins). Pour ces populations, qui peuvent devenir radicales et violentes, l’intégration reste une priorité absolue. Il y a aussi les immigrés d’origine asiatique dont le nombre ne cesse d’augmenter. Pour l’opinion le problème préoccupant est à terme une altération d’identité de la France, source de conflits. La France traverse une crise de cet ordre, dont les immigrés n’en sont pas obligatoirement responsables mais peut-être seulement révélateurs.

 3. L’Union européenne est incapable d’endiguer ces flux migratoires.

Elle ne le souhaite pas. C’est une Europe passoire. Les frontières intérieures n’existant plus, l’Union fait appel aux nations périphériques pour surveiller ses frontières extérieures. On devrait d’ailleurs parler d’une France passoire sans frontières dans une Europe poreuse sans moyens. Ceux de l’agence européenne Frontex sont en effet insuffisants. Frontex aide seulement les états périphériques dans ces contrôles extérieurs. Les résultats ne sont guère encourageants. En outre la philosophie de l’Union en matière de repeuplement par les migrations (repeuplement passif par un remplissage massif), inspirée d’un rapport de l’ONU, comporte un danger de perte d’identité pour les Etats-nations. Endiguer ces flux dont l’Union est responsable, devient urgent en dénonçant les traités européens, en particulier les accords de Schengen, et en retrouvant notre indépendance nationale nos frontières et nos douaniers.

 4. Mais les flux migratoires sont mondiaux, ils ne concernent pas seulement la France.

C’est un des aspects de la Mondialisation, dont tous les pays « riches » subissent les conséquences. La mondialisation augmente les flux et a un rôle sur leur vitesse. Au point que la plupart des pays européens, paraissent dépassés et durcissent leur législation, tandis que les Etats-Unis construisent un mur et font «  donner la troupe ». Est-ce cela qu’on souhaite ? L’arsenal des lois est bien suffisant, des accords de coopération (et non plus de réadmission) sont plutôt indispensables afin d’endiguer des flux autrefois flux sud-nord, qui sont devenus est-ouest et bientôt sud-sud. Pour cela seuls des Etats peuvent signer ces accords et non une entité éléphantesque (une économie-monde selon l’expression de F. Braudel) telle que l’Union européenne.


Voir en ligne : http://www.forumpourlafrance.org

1 Message

  • les riches partent et ils ont raison, ils comprennent le gaspillage de leurs impôts….l’immigration alors elle augmente et les caisses d’aides sociales explosent……les classes moyennes souffrent car les impôts, les taxes en tout genre naissent, la france fabrique des pauvres…..la france trop tolérante pour tout, triste france pour nos jeunes qui ne trouvent plus d’espoir….plus de retraites plus de sécurité sociale car trop de personnes à entretenir…..pauvre france

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Responsable éditorial : Jacques MYARD