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Le Forum pour la France, réuni le 27mai 2004 à l’Assemblée Nationale

Motion du Forum pour la France

Sous la présidence de M. Pierre Maillard, Ambassadeur de France

mercredi 4 mars 2009, par Administrateur

Le Forum pour la France [1], réuni le 27mai 2004 à l’Assemblée Nationale, sous la présidence de M. Pierre Maillard, Ambassadeur de France, avec la participation du Général Pierre Gallois, du Député Jacques Myard et des présidents et animateurs de divers mouvements et associations promouvant les intérêts de la France, de sa langue et de la Francophonie.
  • Considérant que, depuis 1974, les dirigeants de la France admettent, voire encouragent, la substitution chez nous de l’anglais au français dans des secteurs vitaux de l’activité nationale : sciences, grandes entreprises mondialisées, jusque dans le secteur public et dans les relations avec les institutions de l’Union à Bruxelles ;
  • considérant que la France porte un universalisme humaniste - fondamentalement distinct de l’universalisme de "peuple élu" de l’actuel Empire - et que la Francophonie en est elle aussi porteuse ;
  • considérant que la Francophonie, Communauté francophone organisée, est une chance pour la France, un grand défi de notre temps, et un laboratoire exemplaire de dialogue des cultures, un antidote puissant à la vision "Huntington" du "choc des civilisations" que l’Empire semble adopter ;
  • considérant que les gouvernements français n’ont pas vraiment relevé ce défi ni saisi cette chance ;

Estime nécessaire et urgente la mise en œuvre d’une politique du français et de la Francophonie consistant à :

  • organiser d’urgence un débat parlementaire sur notre politique des langues et de la Francophonie, pouvant déboucher sur :
  • l’inscription dans notre Constitution de la phrase : "la République participe à la construction d’une Communauté francophone de solidarité et de coopération" ;
  • une loi d’orientation et de programmation sur les places respectives, en France, du français, des langues régionales, ainsi que des langues étrangères dans l’enseignement ;
  • un complément à la "loi Toubon" dans l’audio-visuel, les sciences, les entreprises ;
  • donner une instruction du Premier Ministre aux administrations françaises de retourner à Bruxelles tous les documents d’information et de travail qui leur sont envoyés uniquement en anglais ;
  • relancer notre action culturelle dans le monde [2] ;
  • développer une solidarité active avec les peuples de langue maternelle française hors de France, notamment au Québec, en Wallonie et à Bruxelles ;
  • obtenir deux décisions au Sommet francophone de l’automne 2004 à Ouagadougou :
  • que les pays membres de la Francophonie dont le français n’est pas langue nationale accordent au français le traitement de la "langue étrangère la plus favorisée" [3] ;
  • que les crédits d’aide au développement [4] en faveur des pays francophones plus pauvres soient au moins doublés dans les secteurs vitaux, notamment la formation et l’enseignement scolaire et universitaire ;
  • obtenir qu’un instrument international traite des biens et services culturels, hors OMC. [5] [6]

(Notes d’Albert Salon, ancien Ambassadeur, Président du FFI- France (Forum francophone international) et d’ "Avenir de la langue française").


Voir en ligne : Forum pour la France

Notes

[1] Le Forum pour la France est l’instrument de large concertation du Haut Conseil de la Souveraineté nationale, au sein duquel sont représentés dans leur quasi totalité les mouvements et associations qui, dans les diverses familles spirituelles de la France, militent pour le maintien de la souveraineté nationale.

[2] De remarquables instruments demeurent en place dans le monde entier : maillage mondial complet d’ambassades de France avec leurs sercices d’action culturelle et de coopération, Instituts de recherche, instituts et centres culturels, réseaux d’écoles et lycées à programmes français, d’Alliances françaises, de missions religieuses catholiques, protestantes, israélites, de la Mission laïque française…Malheureusement les crédits y alloués diminuent d’année en année…Un redressement s’impose d’urgence. Idem pour la politique et les crédits d’aide au développement, avec une priorité nette pour les pays membres de la Francophonie.

[3] Le gouvernement français devrait avoir enfin le simple courage de demander à ses partenaires, qui ont voulu adhérer à la Francophonie et y rester, de donner chez eux une place au français qui soit au moins égale à celle qu’ils donnent à l’anglais, dans l’enseignement, les médias, les relations diplomatiques…

[4] De remarquables instruments demeurent en place dans le monde entier : maillage mondial complet d’ambassades de France avec leurs sercices d’action culturelle et de coopération, Instituts de recherche, instituts et centres culturels, réseaux d’écoles et lycées à programmes français, d’Alliances françaises, de missions religieuses catholiques, protestantes, israélites, de la Mission laïque française…Malheureusement les crédits y alloués diminuent d’année en année…Un redressement s’impose d’urgence.

Idem pour la politique et les crédits d’aide au développement, avec une priorité nette pour les pays membres de la Francophonie.

[5] Les biens et services culturels ne doivent plus être traités en marchandises banales. Ils doivent sortir de la compétence de l’OMC, et faire l’objet d’un traitement spécial dans un instrument international ad hoc. Ils doivent pouvoir bénéficier de préférences de circulation au sein des ensembles géolinguistiques telles l’Hispanophonie, la Lusophonie, la Francophonie, conformément aux résolutions adoptées aussi bien par le Forum Social Mondial en février 2002 à Porto Alegre que par le Sommet francophone de Beyrouth en octobre 2002.

[6] Le RIF (Rassemblement pour l’indépendance de la France) qui avait adopté cette même motion lors de sa convention du 2 avril 2004, avait en outre demandé que soit créé au château de Villers-Cotterêts un "Forum culturel mondial", lieu de formation et de grandes rencontres pour défendre et promouvoir la diversité linguistique et culturelle du monde, conformément à la vocation de la France et de la Francophonie.

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