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Notre histoire est donc bien liée à celle de notre protection sociale

La TVA Sociale par Henri Fouquereau

La faillite programmée des systèmes de protection sociale actuels

lundi 9 mars 2009, par Administrateur

Introduction.

Nous aurons, en 2004, à mener divers combats, dont celui de la laïcité, de la défense de la langue franchise, déjà attaquée par des demandes de traduction en plusieurs langues de nos documents officiels. Mais la priorité sera la défense de notre protection sociale en général et de notre système de retraites par répartition en particulier, auxquels les Français sont très attachés.

Jacques Myard, député de la Nation, m’a demandé d’intervenir afin de prouver notre attachement à ce système de garanties, destiné à protéger nos concitoyens et à leur permettre d’affronter des situations auxquelles, seuls, ils ne peuvent faire face, et pour avancer une proposition pouvant le sauver d’une disparition sûrement déjà programmée.

En Europe, le problème est encore plus crucial : Certains Pays européens sont fortement confrontés à la dénatalité- l’ltalie va voir le nombre de ses jeunes baisser de 40% en 20 ans, l’Espagne de 36%, l’Allemagne de 23,7% - L’Angleterre, ce sera, l 4,4% et la France seulement (pourrait-on dire de 1. l %.

L’entrée des Pecos dans l’Europe de Maastricht va aggraver la situation, car dans ces pays, c’est souvent 10% de décès de plus que de naissances, une véritable crise de dénatalité.

Ajoutons à cela que tous les Pays de l’Europe subissent le vieillissement de leur population - les plus de 60 ans, c’ est aujourd’ hui, 2 1% de la population, et ce sera 34 demain les plus de 80 ans, c’est aujourd’hui, 4% de la population, et ce sera 10% demain

Alain Cotta, explique que toute population déclinante pèse sur l’investissement et que toute population vieillissante met en cause la consommation, sacrifiée à l’épargne. 11 est grand temps de prendre les dispositions qui s’imposent avant la stagnation totale de notre économie et avant explosion.

Etant donné qu’aucune force politique n’osera, et ne pourra, chercher de solution pour le financement d’une protection sociale à l’échelon européen, à cause d’abord des phénomènes qui viennent d’être exposés, mais ensuite, à cause de la disparité des financements nationaux : Soulevons un coin du voile : une contribution publique de 15,7% aux Pays-Bas et de 67,2% au Danemark, un financement par les cotisations sociales, de 26,6% au Danemark et de 73% en Belgique, s’ajoute à cette situation inextricable, le manque quasi-total de protection sociale, donc de financement, chez les PECOS, et nous comprenons qu’aucune solution européenne n’est envisageable et si l’on prend en compte le fait qu’ en matière économique, les autorités de Bruxelles ont fait le choix de moins de recherches, de plus de services, donc de moins d’industries, elles ont donc fait le choix d’une moindre croissance, et c’est le temps de prendre conscience que c’est à la France, et à elle seule, de trouver SA solution pour SA protection sociale.

Pour le faire, il lui faudra retrouver sa souveraineté en matière économique et financière, se réorganiser pour installer la croissance économique qu’elle n’aurait jamais du perdre et aussi une croissance démographique qui ne peut résulter que d’une politique familiale adaptée.

Soit augmenter les cotisations : là aussi citons Pierre Aunac qui affirme avec juste raison, que pour maintenir le niveau de vie des retraités, il faudrait doubler le taux des cotisations d’ici à quelques années.

Donc, l’application de l’une ou l’autre de ces solutions, déclencherait aussitôt le conflit intergénérationnel que nous venons dénoncer.

Alors nous devons agir autrement ? Autrement, mais comment ?

 Le projet de TVA sociale.

Je ne devrais pas me le permettre, mais c’est si tentant pour un Gaulliste de dire " quelque chose de simple, de digne et de pratique, comme le Général l’a écrit pour la participation" Alors, tout simplement, le transfert des charges du monde du travail qui diminue, vers celui de la consommation qui augmente encore

Comment ?

Nous fabriquons un produit dont nous débarrassons le prix de revient de ses charges sociales. Nous obtenons alors, un produit hors charges sociales, dans le même principe que celui du Hors taxe à la valeur ajoutée Pour mieux comprendre le système, appelons la " T.V.A sociale " car le principe en est pratiquement le même. Déjà affirmons que notre système ne modifie, ni le mode de perception, ni la répartition des prélèvements sociaux, mais qu’il élargit l’assiette des prélèvements à tout ce qui génère un chiffre d’affaires : c’est déjà une réponse à tous ceux qui préconisent qu’une partie du financement de la protection sociale soit aussi assurée par le monde robotisé.

C’est aussi un élargissement de l’assiette servant aux prélèvements qui va obligatoirement faire diminuer la pression des charges sociales sur les entreprises qui emploient, de la main d’œuvre.

En effet l’application de ce système, dit de TVA sociale, diminue le coût du travail d’environ 70% par l’exonération des charges. (coût du travail = Salaires + charges) le salaire = 100, les charges =70 Les charges représentant environ 25% du prix du produit, celui-ci Hors TVA sociale baisse de 1/4 environ.

Signalons de suite un avantage important pour l’entreprise, elle ne paie " sa TVA sociale " qu’une fois le produit sociales sont versées à dates fixes, sans que l’on se préoccupe de savoir si produit est vendu ou toujours en magasin.

Autre avantage, la TVA sociale étant appliquée à tout ce qui génère un chiffre d’affaires, les entreprises employant travaillant sans beaucoup de main de la main d’œuvre sont bénéficiaires du système, les entreprises robotisées ou travaillant sans beaucoup de main d’œuvre seront mises à contribution. ce qui favorisera l’emploi.

En ce moment et je reprends la théorie de Pierre Aunac, avec le système actuel, une usine qui fabrique avec 200 employés les produits qu’elle vend, paie 200 cotisations sociales. tandis que l’entreprise commerciale qui importe les mêmes produits et les vend chez nous avec 10 employés ne paie seulement que 10 cotisations sociales. Chacun mesure la différence entre les 2 systèmes, l’actuel se faisant au détriment des produits nationaux.

Avec notre système, les deux entreprises paieront le même montant en TVA Sociale, ce qui change totalement la donne, car l’entreprise étrangère, qui est maintenant moins favorisée, devra supporter en plus. le prix du transport en très forte augmentation et même souvent multiplié par 2, à cause de la forte demande venant d’une Chine exportatrice hier, mais très importatrice de matières premières depuis que les mondialistes ont fait d’elle l’usine du monde.


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Responsable éditorial : Jacques MYARD