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Notre histoire est donc bien liée à celle de notre protection sociale

La TVA Sociale par Henri Fouquereau

La faillite programmée des systèmes de protection sociale actuels

lundi 9 mars 2009, par Administrateur

Introduction.

Nous aurons, en 2004, à mener divers combats, dont celui de la laïcité, de la défense de la langue franchise, déjà attaquée par des demandes de traduction en plusieurs langues de nos documents officiels. Mais la priorité sera la défense de notre protection sociale en général et de notre système de retraites par répartition en particulier, auxquels les Français sont très attachés.

Jacques Myard, député de la Nation, m’a demandé d’intervenir afin de prouver notre attachement à ce système de garanties, destiné à protéger nos concitoyens et à leur permettre d’affronter des situations auxquelles, seuls, ils ne peuvent faire face, et pour avancer une proposition pouvant le sauver d’une disparition sûrement déjà programmée.

 Introduction

Rappelons d’abord que la protection sociale a soudé notre communauté autour de la solidarité nationale et qu’elle a fait de la France une sorte d’Etat providence a fort contenu de solidarité. Disons ensuite, que cette solidarité est remise en question par le nouvel ordre financier mondial et les directives, émanant d’une Europe à sa botte.

En effet, dans ce monde incertain et pour des raisons de profits immédiats, tout ce que les hommes avaient mis des siècles à construire est effacé par des forces financières et économiques, sans visage, qui s’ingénient à déstructurer nos institutions en faisant disparaître nos repères ancestraux : clans, famille, territoire, notre façon de vivre ensemble, d’ériger nos lois, qui établissent les droits et les devoirs de chacun et de les faire appliquer par des autorités choisies et reconnues.

Le but recherché étant, de supprimer tout ce qui génère ces taxes et ces charges, qui grèvent les bénéfices.

Transformer nos sociétés au nom du profit, favoriser un monde sans barrières ou le Père a peur de ses enfants, le Maître de ses élèves, le Policier du délinquant et le Procureur du Justiciable. Installer un mode de vie faisant ressurgir les angoisses ancestrales, de la peur du lendemain, de la maladie, et la vieillesse non assurée. Voilà la direction prise par ceux qui veulent diriger le monde et qui n’ont pas compris que la destruction du toit protecteur de la Nation, suscite la recherche d’autres abris, favorisant la montée des communautarismes et la multiplication des sectes.

Pour aller à contre courant de ce mouvement de globalisation, nous devons affirmer que la Nation reste le seul espace possible pour la défense de nos libertés, le seul cadre capable d’accorder la même chance à chacun, le terreau nécessaire pour que se développe la solidarité vers laquelle doit tendre toute société en cours de civilisation.

Deux petits mots sur la protection sociale, cette vieille affaire landaise, que certains voudraient réduire dans le temps, mais, qui est dans nos meurs grâce à son histoire, indissociable de l’histoire de la France. Rappelons qu’en effet, qu’elle fut basée au départ sur la générosité, puis devint un acte de reconnaissance, sous Saint-Louis, qui fonde le ler établissement hospitalier au Monde, et reconnaît que l’Etat doit apporter une aide à ceux qui l’on bien servi.

Service d’assistance sous François 1er, protection sociale sous Louis XIV, qui créé le premier système de retraite, pour les officiers de la Royale et une caisse des invalides de la marine. Mutualiste sous Napoléon III, solidarité nationale ensuite. Elle devient sécurité sociale en 1945, grâce au général de Gaulle.

Notre histoire est donc bien liée à celle de notre protection sociale, et la survie de la Nation dépend, pour beaucoup, du maintien de ce trait d’union qui soude les hommes ensemble et les générations entre elles, comme la survie de la protection sociale dépend uniquement du maintien de la Nation. Malheureusement, cette avancée sociale inégalée est mise en danger :

  • 1- par la globalisation.
  • 2- par l’ Europe issue de Maastricht et par son élargissement.
  • 3- par les problèmes liés attracteurs démographiques
  • 4- par un certain manque de courage politique.

Par le Mondialisme, car il n’entre certainement pas dans les vues des nouveaux maîtres du monde de faire bénéficier les 9 personnes sur 10, qui ne sont protégées de rien et par rien, d’une protection sociale. Comme il entre inévitablement dans leur vue de vouloir effacer les protections sociales existantes, qu’ils dénoncent, sans aucune honte tellement ils en sont convaincus, comme insupportables à cause de l’augmentation des prix qu’elles sont supposées générer. Des centaines de milliers d’Américains sont devenus les victimes de cet égoïsme organisé.

Proposons au lieu d’abaisser ou de tenter d’effacer les systèmes sociaux, de les généraliser, j’allais dire de les mondialiser.

Après avoir diffusé son message universel sur la liberté et légalité, la France doit retrouver son rôle historique en montrant une fois de plus aux autres nations le chemin de la raison, celui de la solidarité, c’est à dire de la protection sociale.

La globalisation met la protection sociale en danger par l’égoïsme qu’elle entraîne, mais un autre phénomène au niveau mondial est inquiétant et nous est totalement défavorable, c’est celui de la démographie :

En effet, partout dans le Monde, sauf en Europe, la population est en forte augmentation.

9 naissances toutes les 2 secondes pour 3 décès seulement : cela fait, 94 millions d’Etres humains de plus chaque année, augmentation mal répartie puisque dans les Pays européens, la population stagne chez quelques-uns, et diminue chaque année chez beaucoup d’autres.

Rappelons quelques chiffres :

Le taux de fécondité est de 4,6 enfants par femme en Afrique 3,5 en Asie 2, en Amérique du Nord 0 7 en Europe ( l ,8 en France)

Un chiffre sur le vieillissement des populations qui devient souvent insupportable : En 50 ans, pour les Pays développés l’espérance de vie est passée de 66 à 76,6 ans Et pour les Pays sous-développés : de 41 à 62,4 ans Pour la France, et seulement pour mémoire : de 63 en 1945 à 79 en 2000 Et pour la Chine, où l’espérance de vie est passée en quelques années de 4 l à 68 ans. Il faut dire que ce Pays ne sait déjà plus quoi faire de ses anciens et que c’est un désastre, comme pour la plupart des Pays développés.


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Responsable éditorial : Jacques MYARD