Dernier ajout : 7 février 2012.
" Je suis l’esprit qui nie tout ", affirme Méphistophélès dans le Faust de Goethe.
Ce même esprit semble avoir inspiré le refus, exprimé par les représentants de la Belgique et de la France, d’inclure dans le préambule du traité sur la Constitution de l’Europe toute référence à la chrétienté comme élément constitutif de l’Histoire de l’Europe.
Que l’on ne se méprenne pas.
Or on sait - Dieu sait si on le sait ! - qu’il y a une conception différente au sujet d’une fédération européenne dans laquelle, suivant les rêves de ceux qui l’ont conçue, les pays perdraient leur personnalité nationale et où… ils seraient régis par quelque aréopage technocratique, apatride et irresponsable. On sait aussi que la France oppose à ce projet contraire à toute réalité le plan d’une coopération organisée des Etats évoluant, sans doute, vers une confédération.
Charles de Gaulle.
Conférence de presse du 9 septembre 1965
La faiblesse de la croissance et l’importance du chômage caractérisent l’Europe d’aujourd’hui. D’où la question essentielle : la Constitution qui nous est soumise est-elle capable de relancer la croissance européenne ?
Pour répondre à cette question, il convient au préalable de préciser quelle sont les causes de cette faible croissance.
Elles sont de deux ordres.
Les principaux traits du projet de constitution européenne par Georges Berthu.
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