Dernier ajout : 13 mai.
La banque Goldman Sachs a été désignée comme bouc émissaire dans la crise. Or, il faut admettre que l’on est face à quelque chose de plus ample : c’est tout le système bancaire et financier américain qu’il faut incriminer. Voyons quelques chiffres qui seront ici donnés en trillions de $ (1000 milliards de $) :
France : désindustrialisation
« La France aura-t-elle encore des usines dans 10 ans ? » par Claude Sicard
(Rapport de Lionel Fontagné et Jean-Hervé Lorenzi, du CAE,2005)
Adrien de Tricornot La faiblesse actuelle du dollar est-elle le signe avant-coureur de l’affaiblissement futur de son rôle dans le système monétaire international ?
Jean-Pierre Vesperini je ne crois pas à la chute du dollar car il n’existe pas de véritable alternative. Aucune devise n’est capable de le supplanter à un horizon prévisible : ni l’euro, ni le yuan, ni une nouvelle monnaie. La Banque centrale européenne (BCE) ne souhaite pas que l’euro devienne une monnaie de réserve internationale car elle en perdrait le contrôle. Or, on ne peut pas obtenir un tel statut contre son propre gré !
Un grand nombre d’économistes estiment qu’après la sortie de crise la croissance sera durablement faible. Qu’en pensez-vous ?
Avant même la crise, le potentiel de croissance de la France, à conjoncture normale, était déjà faible, de l’ordre de 1,7 % par an, en raison de la quasi-stagnation du volume de travail disponible, de l’insuffisance des investissements et du faible effort d’accroissement du progrès technique.
Le rapport Pébereau contient nombre d’idées justes et pertinentes. Ce qui n’est d’ailleurs guère étonnant lorsqu’on connaît les grandes qualités de celui qui en fut le maître d’œuvre.
Plus précisément, sur les vingt propositions avancées par ce rapport, les dix sept dernières peuvent être acceptées sans réserve.
Quel que soit le résultat de la récente saisine par la Commission européenne de la Cour de Justice, la décision prise dans la nuit du 24 au 25 novembre 2003 par le Conseil des Ministres de l’Economie et des Finances de la zone euro, l’Eurogroupe, constitue un tournant capital dans la construction européenne. Elle aboutit en effet à " suspendre " le pacte, c’est à dire à n’adresser aucune recommandation, a fortiori à n’infliger aucune sanction aux deux pays les plus importants de la zone alors qu’ils auront enfreint durant au moins trois ans les normes du pacte de stabilité.
Cette décision comporte une double signification : idéologique d’abord, institutionnelle ensuite.
La faiblesse de la croissance et l’importance du chômage caractérisent l’Europe d’aujourd’hui. D’où la question essentielle : la Constitution qui nous est soumise est-elle capable de relancer la croissance européenne ?
Pour répondre à cette question, il convient au préalable de préciser quelle sont les causes de cette faible croissance.
Pages 1 | 2