Dernier ajout : 14 mars.
Gaël Giraud, Jésuite,
Chercheur CNRS au Centre d’Economie de la Sorbonne, membre de l’Ecole d’Economie de Paris, du conseil scientifique du LabEx (labo d’excellence) REFI (Régulation Financière) et du Comité des experts pour le débat national sur la transition énergétique.
Auteur de 4 livres (La Théorie des jeux, Vingt Propositions pour réformer le capitalisme, Facteur 12, Illusion Financière).
Le pacte budgétaire que viennent d’approuver les dirigeants des pays de l’Euroland imposera désormais à ces pays de maintenir à zéro ou proche de zéro le montant de leur déficit public. Ce pacte budgétaire présente quatre défauts majeurs.
Tout d’abord, d’une manière générale, il est rarement justifié ou recommandé de vouloir maintenir une variable économique constamment à la même valeur. L’économie appartient par essence au domaine du vivant. Elle n’échappe pas au mouvement continu de l’évolution. Sans cesse l’environnement économique d’une nation bouge, évolue et tout l’art de la politique économique est de savoir s’adapter à cet environnement indéfiniment changeant.
La banque Goldman Sachs a été désignée comme bouc émissaire dans la crise. Or, il faut admettre que l’on est face à quelque chose de plus ample : c’est tout le système bancaire et financier américain qu’il faut incriminer. Voyons quelques chiffres qui seront ici donnés en trillions de $ (1000 milliards de $) :
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