On reproche à M. Hollande de rendre hommage aujourd’hui à Jules Ferry, père - avec Paul Bert - de la grande école républicaine, publique, laïque, obligatoire. On demande depuis longtemps avec insistance à une partie de la France – plutôt à droite - de se repentir d’avoir été coloniale, colonialiste et d’avoir répandu non seulement ses produits, mais encore et surtout sa culture et la langue française dans ses colonies.
Il faut bien voir que l’esprit de l’époque, répandu dans toute l’Europe comme au Japon, se fondait alors sur une absence totale de relativisme culturel. Il y avait large partage d’une conscience de supériorité de civilisation et du sentiment d’un devoir de civiliser. Le mot de « race » si décrié aujourd’hui par une bien-pensance satisfaite, était alors employé, sans trop de complexes, par d’éminents représentants de « la gauche », au sens de « civilisation », plus, peut-être, au moins en France, qu’au sens physique.
Ecoutons J. Ferry et L. Blum, dans ces textes extraits du Monde diplomatique de juin 2001 :
« Si l’honorable M. Maigre a raison (le député défendait l’idée d’égalité des hommes), si la Déclaration des droits de l’Homme a été écrite pour les Noirs de l’Afrique équatoriale, alors de quels droits allez-vous leur imposer les échanges, les trafics ? Ils ne vous appellent pas. ( … ). Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le droit de civiliser les races inférieures. »
Léon Blum. Le Populaire 17 juillet 1925 :
« Nous avons trop l’amour de notre pays pour désavouer l’expansion de la pensée et de la civilisation françaises. Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues à un même degré de culture. »
(Textes colligés par un militant pour la langue française ; commentaire introductif par A.Salon).
Au secours du nouveau Président...et de tous les anti-repentance par la même occasion
Refusons la ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires !
Une volonté française - Je me souviens et je projette.
Non au pacte budgétaire, par Jean-Pierre Vesperini